‹ Œuvres Don Quichotte da la Manche, trChapitre 50 sur 124 · PARTIE II, CHAP. XII · texte numérisé non relu

PARTIE II, CHAP. XII

Le bachelier reprît alors ses sens ; et don Quichotte lui présentant la pointe de son épée : Chevalier, dit-il, vous allez mourir, si vous ne confessez que la beauté de Dulcinée l'emporte sur celle de votre dame , et si yous ne me promettez d'aller jusqu'à la ville du Toboso vous remettre à la discrétion de cette illustre ' princesse , pour revenir ensuite me rendre compte de l'état où vous l'aurez trouvée. Je confesse et promets tout ce qu'il vous plaira , répondit d'une voix faible Garrasco. Ce n'est pas tout, reprit don Quichotte : avouez et croyez que le chevalier que vous avez jadis vaincu ne pouvait être don Quichotte , mais quelqu'un qui lui ressemblait ; comme , de , mon côté, j'avoue et je crois que vous n'êtes pas le bachelier Garrasco , mais quelqu'un qui lui ressemble. Vous avez toute raison , reprit le pauvre infortuné : j 'avoue , je crois , je pense , je sens que ce que vous dites est 'la vérité; mais , pour Dieu ! donuez-moi la main , et daignez m'aider à me relever.

Don Quichotte satisfait secourut son ennemi , parvint avec les deux écujers à le remettre à cheval ; et , le laissant entre les mains de Thomas , qui le conduisit au prochain vilr lage , il reprit , suivi de Sancho , la route de Saragosse.

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g* DOH QUICHOTTE.

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