SCÈNE m
MONIME, ARBATE, PIIOEDIME, ARCAS.
ABBATE
Arrêtez! arrêtez i.'
ABCAS.
Que faites-vous, Arbate?
ABBATE
Arrêtez! j'accomplis Tordre de Mitbridate.
MOMIME.
Ah! laissez-moi. .
ABBATE, jeUnt le puiitun.
Cessez, vous dis-je, et laissez-moi *, Madame, exécuter les volontés du roi :
Vivez. Et vous, Arcas, du succès de mon zèle Courez à Mithridate apprendre la nouvelle.
1 Voilà une vraie péripétie. D'après tout ce qui précède, la mort (it- Monime doit paroitre infaillible ; . elle est sauvée cependant, et par Tordre de ce même Mithridate, si avide de vengeance et si peu fait à pardonner. Comment 1 C'est ce qu'il est impossible au spectateur de deviner ; et, quoique tout soit imprévu, l'explication rendra tout vraisemblable, et le spectateur sera satisfait sous tons les rapports. C'est, depuis Andromaque, le plus beau dénouement de Racine : il prend bien ici sa revanche de ceux de Bajazet et de Britannieus, (L.)
1 Monime vient de dire : laissez-moi. Cette répétition est une légère négligence. (L. B.)