‹ Œuvres dramatiques, avec les notes de tous les commentateurs, publ. par m. Aimé-MartinChapitre 115 sur 397 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

MONIMB, ARBATE, PHCffiDIME.

Ah ! trop cruel Arbate, à quoi m'exposez-vous ! Est-ce qu'on croit encor mon supplice trop doux*^ Et le roi, m'enviaut une mort si soudaine, Veut-il plus d'un trépas pour contenter sa haine?

ARBATE.

Vous Tallez voir paraître;, et j'ose m'assurer Que vous-même avec moi vous allez le pleurer.

HOMIHE.

Quoi! le roi...

ARBATE.

Le roi touche à son heure dernière, Madame, et ne voit plus qu'un reste de lumière. Je l'ai laissé sanglant, porté par des soldats ; Et Xipharès en pleurs accompagne leurs pas.

HOMIME.

Xipharès! Ah, grands dieux! Je doute si je veille, Et n'ose qu'en tremblant en croire mon oreille. Xipharès vit encor! Xipharès, que mes pleurs...

ARBATE.

Il vit chargé de gloire, accablé de douleurs. De sa mort en ces lieux la nouvelle semée Ne vous a pas vous seule et sans cause alarmée : Les Romains, qui partout l'appuyoient par des cris, Ont, par ce bruit fatal glacé tous les esprits. Le roi, trompé lui-même, en a versé des larmes. Et, désormais, certain du malheur de ses armes, Par un rebelle fils de toutes parts pressé. Sans espoir de secours tout prêt d'être forcé. Et voyant pour surcroît de douleur et de haine. Parmi ses étendards porter Paigle romaine. Il n'a plus aspiré qu'à s'ouvrir des Chemins Pour éviter rafTront de tomber dans leurs mains. D'abord il a tenté les atteintes mortelles

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