ACTE TV, SCENE VI
Je voulois voire fille, et ne pars qu'à ce prix.
AGAMEMNON
Fuyez donc : retournez dans votre Thessalie *. Moi-même je vous rends le serment qui vous lie. Assez d'autres viendront, à mes ordres soumis, Se couvrir des lauriers qui vous furent promis; Et, par d'heureux exploits forçant la destinée. Trouveront d'Iiion la fatale journée.
J'entrevois vos mépris, et juge, à vos discours, Combien j'achèterois vos superl)es secours. De la Grèce déjà vous vous rendez l'arbitre : Ses rois, à vous ouïr, m'ont paré d'un vain titre. Fier de votre valeur, tout, si je vous en crois, Doit marcher, doit fléchir, doit trembler sous vos lois. Un bienfait n»proché tint toujours lieu d'oflense : Je veux moins de valeur, et plus d'obéissance. Fuyez. Je ne crains point votre impuissant courroux ; Et je romps tous les nœuds qui m'attachent à vous.
ACHILLE
Rendez grâce au seul nœud qui retient ma colère : D'Iphigénie encor je respecte le père '.
t Nouvelle imhation d'Homi-rc. Agamemnon dit dans Vllitnle : •i Fuis donc, si c'est ton envie. Je ne te presse point de rester ici pour « moi : assez d'autres guerriers me resteront fidèles, et rendront les •> respects dus à ma dignité ; Jupiter surtout, Jupiter soutiendra Thon- ■' neur du chef suprême qui le représente. De tous les rois qui com- « battent sous mes auspices, tu es le plus odieux à mes yeux : je te .« vois toujours ami de la discorde, toujours avide de querelles et de «' combats. Si tu remi)ortes sur les autres en force et en valeur, au '< lieu d'abuser de ces avantages, rends grâces aux dieux à qui tu les .« dois. Va, pars avec tes vaisseaux et tes soldats , va régner sur tes ^« Myrmidons, je n'ai pas besoin de tes services, et je brave ton cour- .« roux, etc. »» (G.)
2 Dans les Phéniciennes d'Euripide, acte II, Etéocle répond à Polynice . « Rendez grâce à la foi publique ; sans elle j'aurois déjà puni " de mort votre arrogante fierté. » Cette pensée paroît empruntée à Homère, qui, Iliade^ livre I , représente Achille portant la main sur son épée, et partagé entre le sentiment d'une injure et la crainte de " manquer de respect au chef de tous les Grecs, « Si la Grèce, dit-il, ne « t'avoit pas confié le commandement de se» Mtïvéft%,\VLTcC«K5fi»t^ wv- " tragé pour la dernière fois. »» IL. B.^
17f; IPHI6É!n£.
P«>n»-Af fft, ^fiA cjt iw>in, le chef de tant de fo» Hf ;inro<t r««S! hravi>r poar la dernière fois. h\ n<>! dM fdnfi qn*on mot; c'est à toos de »*( X'a\ vfrfff! fllk; en!4é>mMe et ma içloire à ddéniife : Pmir iklIfT jii!V|n'aii cœnr que tous Toolez percer, Vfiîl^ fKtr (\w\ chemin tos coups doifent passer *.