SCÈNE III
PHÈDRE, OENONE
PHÈDRE
N'allons point plus avant, demeurons, chère Œnone < .
Je ne me soutiens plus; ma force m'abandonne :
Mes yeux sont éblouis du jour que je revoi ;
Et mes genoux tremblants se dérobent sous moi.
Hélas!
(Elle s'assied.)
1 On sait que tout le commencemeat de cette scène, tout ce tableau si vrai et si original dn délire d'ime passion violente et contrainte, est à Euripide. C'est sans contredit une des plus belles conceptions de ce poëte, et une des plus théâtrales que Von connoisse. Mais quMl s'en faut qu'il Tait soutenue, conuoe Racine, dans tout Ke cours de la pièce !