‹ Œuvres dramatiques, avec les notes de tous les commentateurs, publ. par m. Aimé-MartinChapitre 236 sur 397 · II · texte numérisé non relu

II

554 PHEDRE

J'ai su tromper les yeux par qui j'étois gardé. D*un perthlc ennemi j'ai purgé la nature; A ses monstres lui-ntéme a seni de pâture. Et loi*sque avec transport je pense m'approcher De tout ce que les dieux m'ont laissé de plus cher; Que di.«H<^^ quand mon ame, à soi-même rendue. Vient se rassasier d'une si chère vue, Je n*ai pour tout accueil que dtïs frémissements; Tout fuit, tout se refuse à mes erobrassements. Et moi-môme, éprouvant la terreur que j'inspire. Je voudrois être encor dans les prisons d'Épire. Parlez. Phèdre se plaint que je suis outragé. Qui m'a trahi? Pourquoi ne suis-je pas vengé? l.a Grèce, à qui mon bras fut tant de fois utile, A-t-elle au criminel accordé quelque asile? Vous ne répondez point ! Mon fils, mon propre fiLs, Est-il d'intelligence avec mes ennemis?

Entrons : c'esttrop garder un doute qui m'accable. Connaissons à la fois le crime et le coupable : Que Phèdi'e explique eniin le trouble où je la voi.

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