‹ Œuvres dramatiques, avec les notes de tous les commentateurs, publ. par m. Aimé-MartinChapitre 241 sur 397 · TU£S£E · texte numérisé non relu

TU£S£E

Perfide! oses-tu bien le nionli-er devant moi? Monstre, qu^a lro() longtemps épargné le tonnerre. Reste impur des brigands dont j'ai purgé la terre. Après ({ue le transport d'un amour plein d'horreur Jusqu'au lit de ton père a porté (a fureur. Tu m'oses présenter une léle ennemie!

Tu parais dans des lieux pleins de ton infamie! Et ne vas pas chercher, sous un ciel inconnu. Des pays où mon nom ne soit point parvenu ! Fuis, traître. Ne viens point braver ici ma haine. Et tenter un courroux que je retiens à peine :' C'est bien assez pour moi de l'opprobre éteruel D'avoir pu mettre au jour un fils si criminel. Sans que la mort encor, honteuse à ma mémoire. De mes nobles travaux vienne souiller la gloire. Fuis : et, si tu ne veux qu'un châtiment soudain T'ajoute aux scélérats qu'a punis cette main, Prends garde que jamais l'astre qui nous éclaire Ne te voie en ces lieux mettre un pied téméraire. Fuis, dis-je; et, sans retour précipitant les pas, De ton horrible aspect imrge tous mes États. Et toi, Neptune, et toi, si jadis mon courage D'infâmes assassins nettoya ton rivage, Sou|{ens>toi que, pour prix de mes efforts heureux. Tu promis d'exaucer le premier de mes vœux. Dans les longues rigueurs d'une prison cruelle

qui tu entretiens commerce; exalte ta 'pudeur sauvage, ta chastet incorruptible ; fais parade de ta frugalité ; affecte de ne point touche à la chair des animaux, pour éblouir lu vulgaire par une fau.sse austt rite, etc. [Hippolyte, acte IV> se. v.) (G»)

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