‹ Œuvres dramatiques, avec les notes de tous les commentateurs, publ. par m. Aimé-MartinChapitre 247 sur 397 · ACTE IV, SCÈNE VI. TAU · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE VI. TAU

Et, m'arracbant des bras (rOEnone épouvantée, Jte cédois au remords dont j'étois tourmentéi\ Qui sait même où m'alloit porter ce repentir? Peut-^lre à m'aecuser j'aurois pu consentir; Peut-être, si la voix ne m'eût été coupée, L'afifreuse vérité me seroit échappée.

Hippoiyte est sensible et ne sent rien pour moi î Aricie a son cœur, Aricie a sa foi î Ah, dieux! Lors(iu'à mes vduix Tingrat inexorable S'annoit d'un œil si lier, d'un front si redoutable. Je pensois qu'à l'amour son «pur toujours ft;riiié Fût contre tout mon sexe également armé : Une autre cependant a fléchi son audace ; Devant ses yeux cruels une autre a trouvé gra<H*. Peut-être a-t-il un cœur facile à s'attendrir : Je suis le seul objet qu'il ne sauroit souffrir ^ Et je me chargerois du soin de le défendre !

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