DEUX AUTRES DES PLUS JEUNES
■ Dieu qui veux bien que de simples enfants Avec eux chantent tes louanges ;
TOUT LE CHŒUR
Tu vois nos pressants dangers :
Donne à ton nom la victoire; Ne souffre point que ta gloire Passe à des dieux étrangers.
UNE ISRAÉLITE, «eule.
Arme-toi, viens nous défendre.
Descends tel qu'autrefois la mer te vit descendre; Que les méchants apprennent aujourd'hui A craindre ta colère :
Qu'ils soient comme la poudre et la paille légère Que le vent chasse devant lui *.
1 M Tout reyêtu de lumière, comme d'un vêtement... Qui marchez sur les ailes des vents. » (Ps. air, vers. 3 et 4.) u II a monté sur Ii>8 Chérubins , et il a pris son vol \ il a volé sur les ailes des vents, m {jRoiSy ch. xxii, vers. 11.)
> u Qu'ils deviennent comme la poussière qui est emportée par le vent. >f (Ps. XXIV, vers. 5.) u Et comme la paille qui est emportée par le vent. » [Ts. lxxxii, vers. 12.) — Il est curieux et instructif d'observer avec quel art deux grands poëtes, ayant à rendre la même idée dans des sujets différents, ont su choisir la couleur la plus convenable, et l'harmonie propre au sujet. Les vers de Bacine, qui sont une imprécation contre les méchants, respirent un ton plus véhément, une harmonie plus vigoureuse et plus fière que ceux de Jean-Baptiste Rousseau, qui n'expriment qu'une plainte touchante, et dont la teinte doit être douce et mélancolique :
Et Totre sonflle m'enlève De la terre des fifants, Comme la feuille séchée, Qui, de sa tige arrachée.
Devient le jouet des vents.
Caht. n'^icu\k«. ^.N
*» ESTHER
TOUT LE CHOBUR.
Tu vois nos pressants dangers :
Donne à ton nom la victoire ; Ne souffre point que ta gloire Passe à des dieux étrangers.
nS DU PREMfEK-ACTE.