‹ Œuvres dramatiques, avec les notes de tous les commentateurs, publ. par m. Aimé-MartinChapitre 314 sur 397 · SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL

ASSUÉRtJS, ESTHER, MARDOCHÉE, ËLISE,

ASSUÉRUS continue en «'adressant à Mardockée.

Mortel chéri du ciel, mon salut et ma joie/

Aux conseils des méchants ton roi n'est plus en proie;

Mes yeux sont dessillés, le crime est confondu :

Viens briller près de moi dans le rang qui t'est dû^. .

Je te donne d'Aman les biens et la puissance :

Possède justement son injuste opulence.

Je romps le joug funeste où les Juifs sont soumis';

Je leur livre le sang de tous leurs ennemis ;

A régal des Persans je veux qu'on les honore,

Et que tout tremble au nom du Dieu qu'Eisther adore.

Rebâtissez son temple, et peuplez vos cités;

Que vos heureux enfants dans leurs solennités

Consacrent de ce jour le triomphe et la gloire*,

Et qu'à jamais mon nom vive dans leur mémoire.

t K Alors HaTbonà, l'un des< eunuques qui sùivoient d'ordinaire le roi, lui dit : Il y a uqe potence de cinquante coudées de haut dans la maison d'Aman, qu'il avoit fait préparer pour Mardochéè, qui a doniié un avis salutaire au roi. Le roi lui dit : Qu'Aman y soit pendu tout h cette heure. » {Bsth., ch. vu, vers. 9.) "

i u Le roi Assuérus donna ce jour-là à la reine Esther. la maison d'Aman, ennemi des Juifs. » ( E»th.\ ch. vin, vers. 1.)

8 Oà pour atiqtiel : négligence grammaticale. (O.)

^ Cette fête, appelée le Phur, ou lé Sort, est encore aujourd'hui célébrée par les Juifs le quatorzième jour d'Adar, dernier mois de

ns ESTHER.

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