SCÈNE VIL
ASSUÉRtJS, ESTHER, MARDOCHÉE, ËLISE,
ASSUÉRUS continue en «'adressant à Mardockée.
Mortel chéri du ciel, mon salut et ma joie/
Aux conseils des méchants ton roi n'est plus en proie;
Mes yeux sont dessillés, le crime est confondu :
Viens briller près de moi dans le rang qui t'est dû^. .
Je te donne d'Aman les biens et la puissance :
Possède justement son injuste opulence.
Je romps le joug funeste où les Juifs sont soumis';
Je leur livre le sang de tous leurs ennemis ;
A régal des Persans je veux qu'on les honore,
Et que tout tremble au nom du Dieu qu'Eisther adore.
Rebâtissez son temple, et peuplez vos cités;
Que vos heureux enfants dans leurs solennités
Consacrent de ce jour le triomphe et la gloire*,
Et qu'à jamais mon nom vive dans leur mémoire.
t K Alors HaTbonà, l'un des< eunuques qui sùivoient d'ordinaire le roi, lui dit : Il y a uqe potence de cinquante coudées de haut dans la maison d'Aman, qu'il avoit fait préparer pour Mardochéè, qui a doniié un avis salutaire au roi. Le roi lui dit : Qu'Aman y soit pendu tout h cette heure. » {Bsth., ch. vu, vers. 9.) "
i u Le roi Assuérus donna ce jour-là à la reine Esther. la maison d'Aman, ennemi des Juifs. » ( E»th.\ ch. vin, vers. 1.)
8 Oà pour atiqtiel : négligence grammaticale. (O.)
^ Cette fête, appelée le Phur, ou lé Sort, est encore aujourd'hui célébrée par les Juifs le quatorzième jour d'Adar, dernier mois de
ns ESTHER.