‹ Œuvres dramatiques, avec les notes de tous les commentateurs, publ. par m. Aimé-MartinChapitre 318 sur 397 · ACTE III, SCENE IX · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE IX

Réjouis-loi, Sion, et sors de la poussière ; Quitte les vêtements de ta captivité,

Et reprends ta splendeur première.

Les chemins de Sion à la fin sont ouverts : Rompez vos fers.

Tribus captives; Troupes fugitives, Repassez les monts et les mers; Rassemblez-vous des bouts de Tunivers.

TOUT LE CHŒUR

Rompez vos fers, Tribus captives ; Troupes fugitives, •

Repassez les monts et lés mers ; Rassemblez-vous des bouts de Funivers.

UNE ISRAÉLITE seule.

Je reverrai ces campagnes si chères.

UNE AUTRE

rirai pleurer au tombeau de mes pères.

TOUT LE CHOEUR

Repassez les monts et les mers ; Rassemblez-vous des bouts de l'univers.

• UNE ISRAÉLITE seule.

Relevez, relevez les superbes portiques Du temple où notre Dieu se plaît 4'ètre adoré; Que de Tor le plus pur son autel soit paré. Et que du sein des monts le marbre soit tiré. Liban, dépouille-toi de tes cèdres antiques ; Prêtres sacrés, préparez vos cantiques.

UNE AUTRE

Dieu descend et revient habiter parmi nous ; Terre , frémis d'allégresse et de crainte. Et vous, sous sa majesté sainte, Cieux, abaissez- vous * !

cou, fitle dé Sion , captive depuis si longtemps.» (Isaias, ch. lu, veh. Iet2.)

1 .Cette image sublime des cieux qui s'abaisaenX «&\. «ck^tqlTiN.^ ^vS^ deuxième livre des i?ot«, chap. xxil , "vcta. \0, «X ô». ^«a.x«»a 'X-'sx\^ rer$. 10: Inclinavil cœlo9, etc. 4]g^ès-^;*cixwe, X.oV<9^ «!<• * .^•^^^'^"

uni AUTRI.

Que le Seigneur est bon, que son joug est aimable ! Heureux qui dès l'en&nce en connaît la douceur l Jeune peuple, coures à ce maître adorable : Les biens les plus charmants n'ont rien de conpArable Aux torrents de plaisirs qu'il répand dans un eoeor. Que le Seigneur est bon, que son joug est aimable ! Heureux qui dès Tenfimce en connaît la douceur! UNI Aurai.

Il s'apaise, il pardonne;

Du cœur ingrat qui l'abandonne Il attend le retour;

Il excuse notre foiblesse ;

A nous chercher même il s'empreifie.

Pour l'enfant qu'elle a mis au jour

Une mère a moins de tendresse.

Ah ! qui peut avec lui partager notre amour?

TROIS ISIAÉLmS.

Il nous foit remporter une illustre Yictoire. *

L^UIIB DES TIOIS.

Il nous a révélé sa gloire.

TOUTES TEOIS eaMmble.

Ah ! qui peut avec lui partager notre amour ?

TOUT LE CBOBUB.

Que son nom soit béni ; que son nom soit chanté ; Que l'on célèbre ses ouvrages Au delà des temps et des âges.

Au delà de l'éternité ^'

«eau s'«n sont emparés; le premier a dit dans la Henriade, chap. V :

Vient; def eieux enflammé* abaûte la bantenr.

et l'autre s'exprime ainsi, dans sa huitième ode sacrée :

Lère ton bra«, lance ta flsmaM »

Abaisse la baoteor des cienx. (G.)

Il eat surprenant que Voltaire et J.-B. Rousseau aient osé essayer la même expression; toutes leurs paraphrases sont d'une extrême foiblesse après :

OettK, abaistesHToos!

1 On na passeroit pM une pareille idée, ai elle n'étoit pM de l'Écri-

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