ACTE III, SCENE VOI
Et, souhaitant surtout qu'il ne vous surprit pas. Dans votre appartement j'ai retenu ses pas.
ROIANE.
Quel malheur imprévu vient encor me confondre ?
Quel peut être cet ordre? et que puis-je répondre?
Il n'en faut point douter, le sultan, inquiet.
Une seconde fois condamne Bajazet.
On ne peut sur ses jours sans moi rien entreprendri! :
Tout m'obéit ici. Mais dois-je le défendre?
Quel est mon empereur? Bajazet? Arourat?
J'ai trahi Tun; mais Tautre est peut-être un ingrat >.
Le temps presse. Que faire en ce d<»ute funeste ?
Allons, employons bien le moment qui nous reste.
Ils ont beau se cacher, Tamour le plus discret
Laisse par quelque marque échapper son secret.
Observons Bajazet ; étonnons Atalide ;
Et couronnons Tamant, ou perdons le perflde.
1 Ce vers heureux et précis explique parfaitement le trouble de Roxane : placée entre deux écueils, elle n'a que le choix. Le parti qu'elle prend laisse le spectateur dans une vive attente , excite puissamment la curiosité, et termine l'acte de la manière la plus intéressante. (G.)
riN DU TROISIEME ACTE.