‹ Œuvres dramatiques, avec les notes de tous les commentateurs, publ. par m. Aimé-MartinChapitre 35 sur 397 · ACTE III, SCENE VOI · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE VOI

Et, souhaitant surtout qu'il ne vous surprit pas. Dans votre appartement j'ai retenu ses pas.

ROIANE.

Quel malheur imprévu vient encor me confondre ?

Quel peut être cet ordre? et que puis-je répondre?

Il n'en faut point douter, le sultan, inquiet.

Une seconde fois condamne Bajazet.

On ne peut sur ses jours sans moi rien entreprendri! :

Tout m'obéit ici. Mais dois-je le défendre?

Quel est mon empereur? Bajazet? Arourat?

J'ai trahi Tun; mais Tautre est peut-être un ingrat >.

Le temps presse. Que faire en ce d<»ute funeste ?

Allons, employons bien le moment qui nous reste.

Ils ont beau se cacher, Tamour le plus discret

Laisse par quelque marque échapper son secret.

Observons Bajazet ; étonnons Atalide ;

Et couronnons Tamant, ou perdons le perflde.

1 Ce vers heureux et précis explique parfaitement le trouble de Roxane : placée entre deux écueils, elle n'a que le choix. Le parti qu'elle prend laisse le spectateur dans une vive attente , excite puissamment la curiosité, et termine l'acte de la manière la plus intéressante. (G.)

riN DU TROISIEME ACTE.

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