UNE DES FILLES DU CHŒUR
Quel astre à nos yeux vient de luire?
Quel sera quelque jour cet enfant merveilleux ? Il brave le faste orgueilleux.
Et ne se laisse point séduire A tous ses attraits périlleux.
UNE AUTRE
Pendant que du dieu d'Athalie Chacun court encenser TMitel, Un enfant courageux publie Que Dieu lui seul estétemeP, Et parle comme un autre Élie Devant cette autre Jézabel.
* Peut-on exprimer avec plus d'harmonie, d'élégance et de pomi)c . une action aussi conmiune que celle de laver le pavé du temple ! Quel éclat et quelle grandeur le sentiment religieux répand sur les idées les plus ordinaires ! Ces beaux vers ont encore le mérite de, peindre exactement les mœurs des Juifs qui contractoient des souillures par l'attouchement, l'approche ou m^mc la seule vue d'objet» immondes, et qui se purifioient par des ablutions. On retrouve encore aujourd'hui cette croyance et ces usages chez tous les peuples dv. rOrient. Il n'y a point de tragédie dont le second acte soit si plein, <t offre un aussi grand nombre de belles scènes. L'entrée d'Athali»' dans le temple , Je songe de cette reine, son entretien avec Abner et Mathan, et surtout la scène où elle interroge, sont des beautés du premier ordre ; et l'acte, en finissant , laisse le trouble et la consternation dans les esprits. Quel parti va prendre Athaliet Quel sera It:" sort de Joas 1 (G.)
• Zui est de trop, surtout si près de soxv «\x^c\., Dveu.
.V»li ATHALIE.
l'KE AUTRE.
Qui iiuii.s rêvêlen U naissauce secrète,
r.hiT Olifant ? Et-Cn fils de quelque saint prophète?
UNE AUTRE
AiiiNÎ i*oii vit Taiinable Samuel Croître à Tombre du tabernacle :
Il d(*\iiit des Hébreux res|»érance et T*oracle. l*iiivM*s-iu, roniiiie lui, consoler Israël !
UNE AUTRE chante*
o lûeiilieureui mille fois I.Viifani que le Seigneur aime, Qui de lx)niic heure entend sa voix, Kt (|iie Ci* Dieu daigne instruire lui-même I Loin du monde élevé, de tous les dons des cicux
H (?sl orné d{»s son enfance ; 1
Ml du iiK'chant Tabord contagieux N'altère [mni son innocence.
TOUT LE CHŒUR
Ileurtïuse, iieureuse Tenfance Qnr le Siiigneur instruit et prend sous sa défense!
LA MÊME TOIX, seule.
r«'l Cil un set'ret vallon, Sur io bord (runc onde pure, (Iroil, il Tabri de Taquilou, Un jeune lis, Tamour de la nature*.
Loin du monde élevé, de tous les dons des cieux Il est orné dés sa naissance ; Kt du méchant l'abord contagieux N'altère point son innocence.
TOUT LE CHOEUR
Heureux, heureux mille fois I /enfant que le Seigneur rend docile à ses loisî
UNE voix, seule.
Mon Dieu, qu'une vertu naissante
1 Après ce vers, dans les premières éditions d'Aihalie, on passe immédiatement à la strophe qui commence par ces mots : O palais de David, etc. La répétition des quatre vers, loin du monde élevé, etc., et les neuf vers suivants , ont été ajoutés depuis par Bacine, dans l'édition de ses œuvres îavlc ^tv\€û1. vG,\