‹ Œuvres dramatiques, avec les notes de tous les commentateurs, publ. par m. Aimé-MartinChapitre 351 sur 397 · ABNER, LÉVITES, LE CHOEUR · texte numérisé non relu

ABNER, LÉVITES, LE CHOEUR

JOSABETH , à Joad.

Avez-vous entendu cette superbe reine, S(M^neul* ?

JOAD

J'entendois tout, et plaignois votre peine. <:es It' viles et moi prêts à vous secourir *, Nous étions avec vous résolus de périr.

( k Juas, en TembrasMot.)

Que Dieu veille sur vous, eufant dont le courage Vi»Mil (le rendre à son nom ce noble témoignage.

tateur d*une longue scène qui ne contient que des interrogations courtes et précises à un enfant de huit ans, et les réponses naïves de cet enfant ! Nous n'avons rien dans les tragédies anciennes et modernes à comparer à cette scène qui , dans une étonnante simplicité, devient si intéressante. Quel trouble dans le spectateur quand il voit paroltre cet enfant devant Athalie, qui, persuadée qu'elle Ta fait égorger, l'égorgeroit sur l'heure si elle le reconnoissoit , et qui le craint sans en savoir la raison ! On craint, quand il lai répond, qu'il ne lui échappe quelques mots capables d'irriter ou d'éclairer celle qui l'interroge. Toutes les demandes qu'elle lui fait sont simples, et telles qu'on les doit faire à un enfant de cet âgQ. Toutes ses réponses sont également simples ; et cependant les demandes d' Athalie ont toiyours pour motif une curiosité cruelle, et les réponses de Joas ont, sans qu'il puisse en avoir le dessein , une application toujours directe à Athalie. (L. R.)

1 Joad ne paroît avec ses lévites qu'après la retraite d' Athalie. Cette adresse du poëte est remarquable. Si l'on avoit été prévenu plus tôt que le grand prêtre se tenoit prêt à secourir Joas, le spectateur auroit pu être moins alarmé des dangers auxquels ce jeune prince étoit exposé. (L. B.)

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