JOSABETH, MATHAN, NABAL
HATRAlf.
Envoyé par la reine, Pour rétablir le calme et dissiper la haine. Princesse, en qui le ciel mit un esprit si doux S Ne vous étonnez pas si je m*adresse à vous. Un bruit, que j*ai |)ourtant soupçonné de mensonge. Appuyant les avis qu'elle a reçus en songe. Sur Joad, uccusé de dangereux complots, Alloit de sa colère attirer tous les flots. Je ne veux point ici vous vanter mes services : I)<t Joad contre moi je sais les injustices; Mais il faut à Toffense opposer les bienfaits. Enfin, je viens chargé de paroles de paix. Vivez, solennisez vos fêtes sans ombrage^. De votre obéissance elle ne veut qu'un gage : C'est, pour Peu détourner j'ai fait ce que j'ai pu, f/Ct enhint sans [larents qu'elle dit qu'elle a vu.
JOSABETH
Kliacin ?
nements : il nous apprend que Joad s'obstinera dans ses refus ; que la reine emploiera toutes ses forces pour vaincre cette résistance. Ainsi, loin de nuire à la marche de la pièce, il la favorise, et même l'accélère, en augmentant le trouble, en remplissant d'avance les esprits d'inquiétude et de terreur. A tous ces avantages joignez celui de l'éloquence et de la poésie du style, toujours si précieux , et qui même supplée quelquefois à tous les autres» (G.)
1 On reconnoit encore dans ces vers le ton doucereux et perfide de l'hypocrite Mathan. (G.)
2 Ombrage signifie ûgntément défiance, soupçon; ici il est pris pour eraintey ce qui est une acception nouvelle. Du reste, solenniser det fêtes sans ombrage^ pour dire soyez sans ombrage pendant la solennité de vos fêtes, est une légère négligence, la préposition ayant l'air de se rapporter kfête, et devant se rapporter au verbe solenniser. On trouve plus bas cet hémistiche peu harmonieux : qu'elle cKt qu*elle a vu. Selon la remarque de L. Racine, il étoit aisé de faire disparottre cette diaaoBUïC^t en mettant qu'elle dit avoir d«.