‹ Œuvres dramatiques, avec les notes de tous les commentateurs, publ. par m. Aimé-MartinChapitre 361 sur 397 · ACTE III, SCENE V · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE V

Hé bien! que nous fait-elle annoncer de sinistre? Quel sera Tordre affreux qu'apporte un tel ministre ?

NATHAN

, J'ai fait à Josabeth savoir sa volonté.

JOAD

Sors donc de devant moi, monstre d'impiété ^ De toutes les horreurs, va, comble la mesure. Dieu s'apprête à. te joindre à la race parjure, Abiron et Dathaii, Doeg, Achitophel > : Les chiens, à qui son bras à livré Jézabel, Attendant que sur toi sa fureur se déploie. Déjà sont à ta porte, et demandent leur proie.

MATHAM. (Il se trouble.)

Avant la fin du jour... on verra qui de nous... Doit... Mais sortons, Nabal.

NABAL

Où vous égarez-vous ?

De vos sens étonnés quel désordre s'empare? Voilà votre chemin.

1 Uénergie du pontife produit ici l'efFet le plus théâtral. Voltaire, dans ses dernières années, a eu le malheur de ne voir que du fanatisme dans cet enthousiasme de la vertu, dans cette horreur si naturelle d'un saint prophète contre un lâche apostat, contre le ministre d'une usurpatrice sanguinaire et sacrilège. Voltaire, admirateur d'^thalie tant qu'il conserva du goût , sembloit n'avoir plus , dans sa vieillesse, d'autre littérature vte sa haine pour la religion. (G.) '

t Abiron et Dathan se soulevèrent contre Moïse et Âaron : la terre s'entr'ouvrit sous leurs pas, et les dévora. (Nomb.^ ch. xyï.) Doëg accusa, auprès de SaiU, Âbimelech d'avoir secouru David ; chargé de la vengeance de Saûl , il massacra Abimelech et quatre-vingt-cinq prêtres de la ville de Nobé , tous revêtus de leurs ornements pontificaux. {JRois, liv. I, ch. XXII.) Achitophel prit le parti d'Absalon contre son père, et se pendit de désespoir de ce que ce jeune prince ne suiroit pas ses conseils. ( Rois, liv. II, ch. xvii.y (G.)

!Vi8 ATUAUE.

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