ACTE IV, SCENE II
Ainsi dans leurs excès vous nlmiteriez pas T/infidèle Joram, l'impie Ochosias * ?
JOAS
O mon ]>ère î
JOAD
Achevez, dites : que vous en semble?
JOAS
Puisse périr comme eux quiconque leur ressemble !
( Joad se prosterne à ses pieds.)
Mon père, en quel état vous vois-je devant moi !
JOAD
Je vous rends le respect que je dois à mon roi. De votre aïeul David, Joas, rendez-vous digne.
JOAS
Joasî Moi"
JOAD , se relevant.
Vous saurez par quelle grâce insigne,.
D'une mère en fureur Dieu trompant le dessein, Quand déjà son poignard étoit dans votre sein. Vous choisit, vous sauva du milieu du carnage. Vous n'êtes pas encore échappé de sa rage * : Avec la même ardeur qu'elle voulut jadis Perdre en vous le dernier des enfants de son (ils, A vous faire périr sa cruauté s'attache. Et vous poursuit encor sons le nom qui vous cache. Mais sous vos étendards j'ai déjà su ranger Un peuple obéissant et prompt à vous venger.
I Quelle grandeur ! quel pathétique dans eet examen qiie le grand prêtre fait subir à Joas ! On est saisi d'admiration en songeant aux créations extraordinaires de Racine, dont le génie a tiré d*un fond ci simple des beautés si neaves, si extraordinaires, des beautés à part, qui ne ressemblent à rien de' ce que nous avions dans le genre tragique, et qui sont au-dessus de toiit. (G.)
s La grammaire exi^eoit échappé à sa rage. Échapper à, c'est sortir d'un danger, c'est éviter Taction d'une cause qui ten à nuire : échapper de, c'est sortir d'un lieu ou d'une c\tc«^si%Vmc« a>;x \ «vw VN&hx retenu malgré soi.
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563 ATUAUE.
Entrez, généreux chefs des fiimilles sacrées, Du ministère saint tour à tour honorées;