SCÈNE I
ZACHARIE, SALOMITH, u chobub.
SALOMITH.
Cbcr Zacharie , hé bien ! que nous apprene^vous ^ ?
ZACHARIB. /
Redoublez an Seigneur votre ardente prière : Peut-être nous touchons à notre heure dernière ; Pour rborrible combat, ma sœur, Tordre est donné.
SALOMITH.
Que fait Joas?
ZACHARIB.
Joas vient d*ètre couronné :
Le grand prêtre a sur lui répandu l^huile sainte. O ciel ! dans tous les yeux quelle joie étoit peinte A Taspect de ce roi racheté du tombeau!' Ma sœur, on voit encor la marque du couteau ; On voit paraître aussi sa fidèle nourrice, Qui, cachée en un coin de ce vaste édifice, Gardoit ce cher dépôt, et n'avoit de ses soins Que les yeux de ma mère et que Dieu pour témoins. Nos lévites pleuroient de joie et de tendresse. Et mêloient leurs sanglots à leurs cris d'all^presse. Lui, parmi ces transports, affable et sans orgueil *, A Tun tendoit la main, flattoit Tautre de l'œil,
1 Ce vers, qui ne trouve sa rime que dans le chœur qui termine l'acte précédent, indique qu'il n'y a jamais d'entr'acte dans cette pièce (quand on la joue avec les chœurs), que la scène n'y est jamais vide, et que Salomith doit aller au-devant de Zacharie à l'instant même où les filles du chœu|[ se retirent dans l'enceinte intérieure. (L.) * Le mot affable étoit aVota Tvoxweaxii. \\ \\jX twv^Kssssife ^^x Ç^im^ mais Eacïne le consacra pat Y\ie\«euiK. cïkçVoV ^xiîW «i^^v.