‹ Œuvres dramatiques, avec les notes de tous les commentateurs, publ. par m. Aimé-MartinChapitre 391 sur 397 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

JOAS, ATHALIE, JOAD, JOSABETH, ABNER, suite d'athalie.

( Joas est caché derrière le rideau.)

ATHALIE, àJoad.

Te voilà, séducteur.

De ligues, de complots, pernicieux auteur. Qui dans le trouble seul as nus tes espérances, -Étemel ennemi des suprêmes puissances!

£n l'appui de ton Dieu tu t'étois reposé : De ton espoir frivole es-tu désabusé?

Il laisse en mon pouvoir et ton temple et ta vie. Je devrois sur l'autel où ta main sacrifie Fe... Mais du prix qu'on m*offre il faut me contenter '.

1 II étoit impossible d'imiter d'une manière plus heureuse et plu*^ naturelle le quos ego de Virgile. (G.)

582 ATHALIE

Ce que lu in*ts promis, songe à Texécuter :

('4et enfiiDl, œ trésor qu^il fout qu^on me remette,

JOAD

Sur-le-dMBip tu seras satisfaite :

hi le les vais mootrer Tnn et Tautre à la fois.

; Lr rideau te tir«. On Voit Joas sur son trône ; sa nourrice est à genoux à sa droite ; Azarias, Tépée à la main , est debout à sa gauche; et près de lui, Zacharie et Salomith sont à genoux sur les degrés du trône ; plusieurs lévites, l'épée à la main, sont rangés snr les côtés.)

Paraissez, cher enfant, digne sang de nos rois ^. rx>nnais-tu rhéritier du plus saint des monarques. Reine? De ton poignard connais du moins ces marques. Voilà Ion roi, ton fils, le fils d*Ochosias. Peuples, et TOtis Abner, reoonnoissez Joas.

ABNER

ATHALIE, iJoad.

Perfide!

JOAD

Vois-iu celte Juive fidèle Dont tu sais bien qu'alors il suçoit la mamelle? Il fut par Josabetb à ta rage enlevé : Ce temple le reçut, et Dieu Ta conservé. I>es trésors de David voilà ce qui me reste.

ATHALIE

Ta fourl)e, à cet enfant, traître, sera funeste. D'un fantôme odieux, soldats, délivrezHoaoi.

JOAD

Soldats du Dieu vivant, défendez votre roi *.

> Je ne connois point de plus grand coup de théâtre. Voltaire a dit que le dernier tableau de Rodogune étoit plus fort. Oui, de terrçur et d'horreur"; mais celui-ci réunit la terreur, l'attendrissement, la pompe, et la majesté. Cette pièce me semble, sous tous les rapports, le chefd^œuvre de l'esprit humain. (L.)

« Ce vers embrase le théâtre , électrise le spectateur. Pourquoil parceque ce roi est un enfant, et que cet enfant est devenu le nôtre pendant toute la pièce. Vottà ce <Yv\e ^TCOTsafc \J w^AXtnMa» vc^a^né possible. (L.)

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