‹ Œuvres dramatiques, avec les notes de tous les commentateurs, publ. par m. Aimé-MartinChapitre 47 sur 397 · MIN · texte numérisé non relu

MIN

Enfin, que vous inspire une si noble audace? Si Roxane Tordonne, il faut quitter la place > : Ce palais est tout plein...

ACOMAT

• Oui, d'esclaves obscurs Nourris, loin de la guerre, à rombre de ses ipurs. Mais toi, dont la valeur, d'Amuint oubliée, Par de communs chagrins à mon sort s'est liée, • Voudras-tu jusqu'au bout seconder mes fureurs?

OSMIN

.Seigneur, vous m'offensez : si vous mourez, je meurs.

ACOMAT

D'amis et de soldats une troupe hardie Aux portes du palais attend notre sortie; La sultane d'ailleurs se fie à mes discours : Nourri dans le sérail, j'en connais les détours ;

1 Les sentences font un bel cfTet dans la poésie ; mais elles font encore un plus bel effet, surtout dans la poésie dramatique, quand, au lieu d'être débitées en forme de sentences, elles sont mises en action. Si le vizir eût dit : qui va confondre un infidèle l'aime encore, il eût paru Tovloir moraliser; et il y songe si peu, dans l'agitation où il est, qu'il avoue même son ignorance ; Je connais peu Vamour. (L. R.)

I Quitter la place n'est ici que simple, et cette simplicité ne déplatt pas dans l'entretien de deux conjurés occupés de si grandes affaires. (G.)

Je sais de Bsgazet Tordinaire demeure; Ne tardons plus, marchons; et, s'il fau( que je meure, Mourons; moi, cher Osmin, comme un vizir; et toi, Comme le favori d'un homme tel que moi.

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