ROXANE, ATALIDE, ACOMAT, OSMIN, ZATIME, ZAÏRE
ACOMAT
La vérité s'accorde avec la renommée , ■ Madame. Osmin a Vu le sultan et Tarmée. Le superbe Amui^t est toujou^ inquiet; Et toujours tous les cœurs penchent vers Bajazet : D'une commune voix ils rappellent au trône. Cependant les Persans marchoient vers Babylone, Et bientôt les deux camps au pied de son rempart Dévoient de la bataille éprouver le basard. Ce combat doit, dit-on, fixer nos destinées; Et mêipe, si d'Osmin je compte les journées, Le ciel en a déjà réglé l'événement , Et le sultan triomphe ou fuit en ce moment. Déclarons-nous, madame, et rompons le silence : Fermons-lui dès ce jour les portes de Byzance ; Et sans nous informer s'il triomphe ou s'il fuit, , Croyez-moi, hâtons-nous d'en prévenir le bruit. S'il fuit, que craignez-vous? s'il triomphe au contraire. Le conseil le plus prompt est le plus salutaire. Vous voudrez, mais trop tard, soustraire à son pouvoir Un peuple dans ses murs prêt à le recevoir. Pour moi, j'ai su déjà par mes brigues secrètes Gagner de notre loi les sacrés interprètes : Je sais combien , crédule en sa dévotion , Le peuple suit le frein de la religion. SonfiTrez que Bajazet voie entin la lumière : Des murs de ce palais ouvrez-lui la barrière * ;
rôle me paraît d'autant plus admirable, qu'il se trouve dan^ Ift seule tragédie où Ton pouvait l'introduire, et qu'il aurait été déplacé partout pilleurs. (Volt.)
y Partout ailleurs cette expression, la barrière de murs, seroit impropre; mais ici elle est juste, parcequ'il s'ag\t àe* tcvwraôî\3Ltv%^t%\\.