ACTE I, SCENE III. ir
ll*aiv<qF* àu^ ces lieax éloignés de Forage.
Tj Tins : f y sois eooor. Mais cependant, s^gneur,
Moo père paya cher ce dangereux honneur :
Et les Roaiains vainqueurs, pour première victime.
Prirent Philopœmen, le père de Moniinc i.
Sous ce titre funeste il se vit immoler ;
Et c*est de quoi, seigneur, j*ai voulu vous parler
Quelque juste fureur dont je sois anirotn;.
Je ne pois point à Rome opposer une armée :
Inutile témoin de tous ses attentait s.
Je n*ai pour me venger ni sceptre ni soldats;
Enfin, je n*ai qu*un cœur. Tout ce que je puis faire.
(Test de garder la foi que je dois à mon pcre,
De ne point dans spn sang aller trem|)er mes mains
En épousant en vous rallié des Romains.
PHARNACE
Que parlez-vous de Rome et de son alliance? Pourquoi tout ce discours et cette déGam*e? Qui vous dit qu*avtHr eux je prt'>tends m*allier?
MOMME.
Mais vous-même, seigneur, |)ouvez-vous le nier? Gomment m*offririez-vous TenlKn; et la couronne D*uu pays que partout leur armée environne, Si le traité secret qui vous lie aux Romains Xe vous en assuroit Tempire et les chemins?
PHARNACE
De mes intentions je pourrois vous instniin\ Et je sais les raisons que j*aurois à vous dire, Si, laissant en eflet les vains déguisements, Vous ai*aviez expliqué vos secr&ts sentiments ; Biais enfin je commence, après tant de traversin-. Madame, à rassembler vos excuses diverses ;
1 II ne peut être ici question du célèbre Philopœmen, chef den Acbéens, mort longtemps avant la naissance de Mithridate ; mais il y a beaucoup d'adresse i supposer Monime fille d'un des descendants de ce grand homme : cette origine donne plus d'éclat et de dignité au personnage ; la haine de Monime pour les Romains se trouve bien motivée ' par le désir de venger la mort de son père. (G.) ■ t Traverses ne peut s'employer pour détours : traverses ^ dans le style noble, signifie contrariétés, accidents, malheurs. (G.)