PHARNACE, XIPHARÈS
PHARNACE, à part.
Mithridate revient ! Ab, fqrtune cruelle !
Ma vie et mon amour tous deux courent hasard S
femmes et de ses enfants. Monime, confuse et troublée, se retire. Pharnace, fidèle à son caractère, voit le danger, combine ses ressources, et propose à son frère une révolte ouverte. Xipharès, non moins éclairé sur le danger, mais plus délicat sur les ressources, prend le parti de la soumission. Tous les traits sous lesquels on peint Mithridate dans cette scène contribuent à augmenter Tintérêt en augmentant les alarmes du spectateur sur le sort de Xipharès et de Monime. II n'y a point de premier acte qui se termine d'une manière plus théâtrale, et qui laisse une plus vive slttente : c'est la perfection de l'art. (G.)
1 Le style, dans cette dernière scène, n'est pas moins admirable que la conduite : tout y est sage, précis, élégant; tous les traits sont justes : le caractère des deux frères se peint dans leurs discours. Cependant on peut reprendre cette expression, courir hasard^ qui neparoitpas digne du reste. (G.) — On peut reprendre aussi, trois vers plus bas, j'at conçu l'adieu, conçu pour compris; ce mot avoit ce Sens du temps de Racine.