‹ Œuvres dramatiques de N. DestouchesChapitre 108 sur 350 · SCENE VIII. i5i · texte numérisé non relu

SCENE VIII. i5i

LE MARQUIS

yoUà des sentîinaits qui honorent lesbrilesJettres : mais supposé qu'ils soient bien fondés, je crois qu« vous mettez quelque différence entre Lycandre et deux âttSBi grands bommes que ComeiUe et Eacine.

ARAHIITTS.

Leur j^kus grand :niénte à son ^ard , est dijavoir foru les premiers. Je le piainside ce qu'ils l'ost pré»^ Tenu ; mais je ne l'en estime pas moéns. IjM mauqcfis.

A la bonne heure. Et son caractère. Madame, son caractère?

AaAVisrrs.

J'y tre^ure ^peielque 4Dho8e à redire, je ravooe. Il est un peu susceptible de jalousie ; mm , à 49ela prà», c'est on Ibrt bel esprk, 4iii heamie tout de feu, «m génie tout nooTcau.

LE JIAR^«riS.

Oui y dans votre opinion ; je la respecte y mais tout le monde ne la suit pas.

ARAXIKTC.

Qu'on la suive oh non , c'est ce qui m'embarrasse peu. laissons 4)e«U}et , et rt^enens à c^tà que nous trakions. >Yotre «œur ^t doné paitagé eWe Angélique et Bélise ?

LE ilAR4^UIS.

Oui , Madame; et si bien partagé , quecW à vous à 9e faire peiichér pdur l'une ou pour Tautre.

Je ne sais si je me troiteipe ; mais Birigré ce ^u'oa

i5ft L'ENVIEUX,

veut me faire croire, il m'a paru que vous aviez quelque penchant pour Angélique, et qu'Angélique vous regardoit de très^bon œil.

AirGÉLIQUC.

Moi , ma tante? Je n'ai point d'autres y eux. que les vôtres. Je vous dirai plus,- c'est que j'ai le même foiblé que vous pour les b^eaux esprits,: et que^ s'il dépendoit de moi de faire un choix, ce ne seroit pas la qualité qui me détermineroit* i

ARAMINTE

• Gela est clair. - . '•..''

LE MARQUIS» V). -

Ma foi. Mademoiselle, puisque les beaux esprits ont tant de charmes pour vous, je jie mettrai nul obstacle à votre goût, je vous às&ure : et s'U faut que j'imite ici votre franchise;, je dirai s^m iaçon , s'il vous plaît, que mademoiselle yptre çœ^r.auroit de quoi me fixer, si Madame m§ permettoit de lui offrir mes vœux.

KÉRIÏfE. >'• .. .

Voilà deux déclarations fort obligeantes !

ARAJM;i|fTE.

J'y trouve un peu d'aigreur de part et d'autre. Le dépit n'y auroit-il point de part? Estrce qu'ils; wnt brouillés, Nérine?

Brouillés, Madame! Comment cela se pourrpitr-il? Il faut être bien ensemble pour se brpuiller ; et il y a long-temps que je m'aperçois qu'ils s'honorent d'une parfaite indifférence.

scEKE vm. ,i53

' J'en sois fâchée^ cair , selon toiiteâ les apparences, Lycandre se déclarera pour Bélise. En ce cas, .mon» sieur le Marquis , je vois bien que vous vous retirerez, et qu'Angélique ne vous retiendra pas.

•Île iifARQUis. » '^ -^ '' ^' ^ Mais pardonnez-moi. Que.sait-on? Peut-être que Jjttadciinoji^eller vqi^dra bien me rpr^^dre^ ,j),our |Son pis-aller. . .^ -:^ .^ . ^ ,

WÉRINE.'

Oui-dà, oui-dà;^u défaut des belles-lettres,, on rabattra sur la condition.

AirGiLIQUE.. . .;... ,^ j^.'^ .^.,f

Je vous prie, n]^ademoiselle TSérijmy,^^ 9^:PftA^ interpréter mes sentiments; yflulpzrVA\i;i^(jf^eJ^jrâB jette à la tête de Monsieur, pour me contenter du rebut de ma sœur? : . . ,., ■• >m .,{ ,/,> ,k;

Vous VOU& ccnit^nterez ^e ce qMcnjfiijim^ i^fif^tt rai, Mademoiselle. Vous éavez que!ÎQ;j9|ViNPi^pâgtI'Q$ volontés, et qu'une fille bien sage doit régler son .goût sur celui des jpersonnes dont .elle sd^épen^d.^^ais voici Lycandrg. Retirez-vous , m^ ni^c^;^!} i^J^^\glfp je le fasse décfder. . .^ , ,'j .. ., .- ^, ,

... /tl^ .SIAAQUIS. I .^ , ., ^,, ■ '. \,

M$i pré^nce.n|4$t point nécessaire, ^ çet,^cl(iipcissement; et vous me permettrez de mô- retirer aussi, jusqu'à ce que vous m'informiez de vos intentions. . : . ,; ,\, , :

i54 L'ENVIEUX.

ARAMIirTE.

D»ietireZf Nlérine; je n'ai rien de caché pour Toua.

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