ACTE I, SCENE IV
(à part.)
Mon lot est de souffrir, et d'avoir patience.
FINETTE
Votre secret. Monsieur, grandement me pesoit: Mais ceci le rendra plus léger qu'il n'étoit. Par vos riches leçons je me sens plus discrète : Répétez-les souvent, et je serai muette.
ARIS^TE
S'il ne tient qu'à cela , je puis compter sur toi.
FINETTE
Tant que vous paîrez bien , je vous réponds de moi. Mais, à propos, vraiment, j'oubliois de vous dire Que votre femme.... non, que Madame désire....
ARISTE
Madame ?
FINETTE
Ma maîtresse. Ah! j'y suis. Dieu merci : Que ma maîtresse donc voudroit venir ici , Pour vous entretenir sur certaines affaires....
ARISTE
Nos entretiens de jour sont fort peu nécessaires ; Nous aurons, cette nuit, le temps de nous parler. De grâce, empéche-la de venir me troubler; Pendant une heure ou deux il faut que je médite.
FINETTE
Cela suffît, je vais vous sauver sa visite.
i8 LE PHILOSOPIIE MARIÉ.