SCENE XV
ma protection ; et je vous réponds qu'il y a mille femmes qui lui ressemblent.
NARINE, à part.
Nous n'irons pas loin pour en trouver des copies.
BALISE
Ce que je vous dis , je vais vous le prouver par des exemples. Écoutez*moi.
ARAMIITTE.
C'en est assez. Il est temps de finir.
BÉLISE
Mais, ma tante, voulez-vous que les hommes par* lent^ et que les femmes se taisent? Cela n'est pas naturel.
LTCANDRE.
Il me seroit très-&cile de vous répondre, Monsieur, si le temps me le permettoit : car votre comédie n'est qu'un tissu de &utes et de platitudes....
ARAMINTa
Oh! pour ce qui est de cela, Lycandre, la passion vous mène trop loin. Pour moi, qui ne suis pas prévenue pour routeur, je ne puis m'empêcher de dire que j'ai trouvé de belles choses dans son ouvrage, et que je sens toute la force ^es raisons que monsieur le Marquis vient d'alléguer pour le défendre.
LTGANDRE.
Quoi ! une femme d'esprit comme vous souffre qu'on lui fasse illusion !
ARAMINTE
Non ; mais je me rends à ce qui me touche. La pièce m'a plu ; je n'y saurois que faire. II. 12
LTCANDRE.
En vérité, j'en rougis pour vous,
ARAMIKTC.
Et moi , j'ai honte dé vous voir si peu raisonnable.
LTCAlfDllE.
Je ne m'étonne plus si vous avez invité l'auteur à souper.
ARAMINTE
Pourquoi non ?
LYCAWDRJS.
Vous êtes la maîtresse , assurément ; mais je vous avertis que dès qu'il paroîtra je me retirerai.
ARAMINTE
Lycandre !
LYGANDRE.
Madame !
aramixke;
Vous prenez un ton qui me paroît étrange ! Ce n'est pas d'aujourd'hui que je m'aperçois que vous voulez tyranniser mon goût , et que vous prétendez que je n'estime que vous. Mais cela commence à me fatiguer, et je vous signifie que , si vous sortez /nous ne nous reverrons plus.
LYCANDRE.
Madame....