LE NOTAIRE
Oui , Madame , j'ai copié mot à mot les articles que vous m'avez donnés. Il ne s'agit plus que de remplir les noms qui sont restés en blanc.
A R A M I N T E , à Lycandre.
Malgré notre petit démêlé , je veux bien encore vous tenir ma parole. Faites votre choix , Monsieur ; mais faites-le sur-le*chathp ; car je ne veux pas atten* dre un instant.
LYCANDEE.
Puisque vous me pressez si vivement. Madame, je me déclare pour la charmante Bélise»
ARAMINTE, au Notaire.
Écrivez, Monsieur.
LE MARQUIS) avec transport.
Enfin donc, vous allez être à moi, divine Angélique ; mes vœux sont accomplis»
i8o L'ENVIEUX.
WÉRIWE, à part.
Peste soit de l'étourdi !
LTGANDRE, au Marquis.
Vos vœux sont accomplis?
LE HABQTJIS.
Oui, Monsieur, je n'ai plus rien à désirer.
LYCAI^DRE, à Angélique.
Ni Mademoiselle non plus, apparemment?
ANGÉLIQUE
ïe vois qu'il n'est plus temps de vous le cacher.
I7ÉRINE
Autre étourderie !
LYCANDRE, à Angélique.
Je suis bien fâché de troubler votre bonheur; mais je me suis fait violence jusqu'ici, pour contraindre l'inclination que j'avois pour vous. C'est vous seule que j'aime, et c'est vous que je demande à Madame votre tante.
RELISE
Tant mieux. Je vous connois trop bien présentement, pour me plaindre de votre inconstance.
ARAMJNTE.
Et moi , je suis trop indignée contre vous pour me soumettre à vos caprices. J'ouvre les yeux enfin sur votre caractère; et je suis pleinement convaincue que vous ne vous déterminez pour Angélique , que parce que vous croyez qu'elle feroit le bonheur du Marquis^ et qu'elle seroit heureuse avec lui; mais je ne donnerai point les mains à votre envieuse jalousie. Vous avez d'abord choisi Bélise^ c'est elle