‹ Œuvres dramatiques de N. DestouchesChapitre 130 sur 350 · SCENE XVI. i8i · texte numérisé non relu

SCENE XVI. i8i

que vous épouserez, ou nous romprons dès ce moment.

LYCANDRE.

Je ne connois point un plus grand malheur que celui de me brouiller avec vous , et puisque vous me l'ordonnez, Madame, j'en reviens à mon premier choix, (à Bélise.) Voilà ma main , Mademoiselle.

BELISE.

Je n'en veux plus , Monsieur ; vous êtes indigne des sentiments que j'avois pour vous ; et je déclare qu'il n'y a point de pouvoir auquel je ne résiste ; si l'on veut me contraindre à vous épouser.

ARAMINTE,,à Lycandre.

Je ne puis désapprouver son ressentiment; je perds toute l'estime que j'avois pour vous ; et vous venez de me convaincre pour jamais que rien n'est plus odieux que l'esprit , quand il est gouverné par un mauvais cœur. Vous pouvez vous retirer. Venez , monsieur le Marquis, nous allons signer votre contrat. Je suis ravie de faire votre bonheur et celui d'Angélique; et je destine à Bélise un très-galant homme, qui doit la rendre la plus heureuse femme du monde.

NERIITE.

Dussent les envieux en crever de dépit.

LYCANDRE.

Morbleu !,.. après tout ce qui vient de m'arriver, je n'ai plus que le choix de me noyer ou de me pendre.

EIW DE L^ENVIEUX.

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