‹ Œuvres dramatiques de N. DestouchesChapitre 158 sur 350 · ACTE II, SCENE IV. 2a · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE IV. 2a

Je sais bien qu'aujourd'hui le cas seroît nouveau ; Aussi n'est-ce pas là que je prétends vous suivre.

GLARICE.

Ah ! pour un philosophe , au moins , vous savez vivre.

LiANDRE.

Jamais , en Heux pareils , on ne nous raillera ; Car aucun de nous deux ne les fréquentera.

GLARICE.

Nous n'irons point au Cours , point à la Comédie , A l'Opéra?

LEAKDRE.

Jamais.

GLARICE.

Je passerois ma vie A vous contempler?

L^ANDRE

Oui.

GLARICE.

Le joli passe-temps!

Vous me promettes là d'agréables instants !

LEANDRE

Us le seront autant que je pourrai vous plaire.

GLARICE.

Ce sera donc ici mon séjour ordinaire?

LEArrDRE.

Nous n'en sortirons point.

GLARICE.

Vous VOUS moquez , je croi.

aa4 LES PHILOSOPHES AMOUREUX.

Je serai tout à vous, vous serez tout à moi. Car je veux que ma femme aime ma solitude ; Nous y vivrons sans trouble et sans inquiétude , Et nous nous y ferons cent plaisirs innocents.

GLA.RICE.

Je crois que ces plaisirs sont toujours languissants. Si c'est là votre plan , il n'a rien qui me tente : Qu'il n'en soit plus parlé. Je suis votre servante.

LÉATXDnE.

Je vous ai mise au fait de mes intentions^ Et ne donne ma main qu'à ces conditions.

GLA.RIGE.

A ces conditions, je vous ouvre mon âme. Vous vivrez peu content , si je suis votre femme. Yous et moi , nous ferons un triste assortiment : Songez- y bien.

LÉANDRE

J'y songe, et c'est mon sentiment.

GLARIGE, Tiyement.

Ah ! que vous m'apprenez une bonne nouvelle !

LIÉANDRE.

Tout de bon ?

GLARIGE.

Oui.

LIÉ ANDRE

Je vais vous servir avec zèle, Et si bien exhorter votre père et le mien , Madame , que jamais nous ne nous serons rien.

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