SCÈNE IL LISIDOR, CLARICE, POLÉMON
POLÉMOir.
De votre complaisance , à la fin , je vous loue , Sla belle enfant : Léandre est enchanté de vous , Et je viens, de sr. part, vous l'offrir pour époux.
i.isrnoR.
Et ma fille l'accepte avec bien de la joie.
i84 LES PHILOSOPHES AMOUREUX,
POLJÈMON, àClarice.
Confirmez sa réponse, afin que je la croie.
CLAAIGE.
Mon silence vous sert de confirmation.
LISIDOR.
Oui. ^
poLjêMQjjr.
Mais Léandre exige une condition.
CLARIGE.
Quelle est-elle ?
POLEMON.
Il m'a dit qu'elle étoit raisonnable, Et je le crofs ainsi ; car il est incapable De vous rien proposer qui ne soit bien fondé. Pour savoir son idée , en vain je lai sondé; Il me cache ce point avec un soin extrême, Et veut, dans un moment , vous en parler lui-même.
Ce point là m'embarrasse , et plus j'y veux rêver....
LISIDOR.
Sur quelque nouveau doute il veut vous éprouver ; D'un pareil incident c'est tout ce que j'augure.
POLÉMON
En effet , il m'a dit qu'il ne pouvoit conclure Que sur votre réponse; et, s'il en est content, Pour jamais avec vous il s'engage à l'instant.
LISIDOR, à Clarice.
Quoi qu'il puisse exiger, il faut tout lui promettre»
CLARICE
c'est là votre ordre ?