ACTE V, SCENE Vf. agS
De mes droits, de mes biens , et de ceux que j^espère.
Je vais le révoquer, obéir à mon père
En épousant Clacice ; et vous n'hériterez
Que du droit d'en railler autant que vous voudrez.
CLITANI>RE.
Vous me cédiez vos droits î
LÉANDRF.
Vous en voyez la preuve; Et je vous la cachois pour vous mettre à l'épreuve , Pour voir si vous pourriez mériter mes bienfaits. Vous n'avez pas voulu que j'en vinsse aux effets, Et si vous me voyez prendre un autre système , Bien moins que mon penchant„blâmez-vous-en vous-même. Jamais à mon bon cœur vous n'avez répondu.
CLITANDAE, après avoir un peu rêvé.
Oh! ma foi, pour le coup me voilà confondu. Je ne regrette point la fortune éclatante , Qui , grâce à vos bontés , prévenoit mon attente. J'enrage d'avoir cru des étourdis , des fous , Qui m'ont gâté l'esprit , et dégoûté de vous. Privez-moi de vos dons, vous me faites justice ; Mais ne comptez pas trop sur le cœur de Clarice ; Elle vous promet tout. Vous verrez quelque jour Que son intérêt seul a produit ce retour. Recevez cet avis de ma reconnoissance ; Et vengez-vous de moi par une autre alliance. Adieu.
^94 tES PHILOSOPHES AMOUREUX.