SCÈNE IV
LISETTE, PASQUIN
PASQUIir. f
J'ai pitië, comme vous, de ce pauvre La Fleur.
LISETTE
Letomte de Tufière est donc un fier seigneur?
PASQUIir.
C'est là ippii second pqint.
LISETTE
Fort bien.
3a4 LE GLORIEUX.
PASQUIN
Sa politique Est d'être toujours grave avec un domestique. S'il lui disoit un mot, il erpiroit s'abaisser; Et qu'un valet lui parle, il se fera chasser. Enfin , pour ébaucher en deux mots sa peinture , , C'est l'homme le plus vain qu'ait produit la nature. Pour ses inférieurs plein d'un mépris choquant, Avec ses égaux même il prend l'air important* Si fier de ses aïeux , si fier de sa noblesse , ' Qu'il croit être ici-bas le seul de son espèce. Persuadé d'ailleurs de son habileté , Et décidant sur tout avec autorité.
Se croyâhfj en toat genre un mérite suprême ; Dléâaignant tout le monde, et s'admirant lui-même. Eliun mot, des mortels le plus impérieux, Et le plus suffisant, et le plus glorieux.
LISETTE
Ah ! que nous allons rjire ! /
PASQUIir.
Et de quoi dotic ?
IISETTE.
Son faste.
Sa fierté, ses hauteurs, font un parfait contraste Avec les qualités de son humble rival , Qui n'oseroit parler de peur de parler mal ; Qui par timidité rougit comme une fille , Et qui , quoique fort riche et de noble famille, Toujours rampant, craintif; et toujours concerté. Prodigue les excès de sa civilité.