ACTE II, SCENE XI
L£ COMTE
Vous ne manquez pas ! Âh ! vraiment 9 je le croi ! Bel éloge , en parlant d un homme tel que moi ! PASQUIW Kt.
ce Vous ne manquez pas de mérite ; c< Mais , bien loin de vous croire un prodige étonnant, « Apprenez que chacun s'irrite « De votre orgueil impertinent. »
L£ COMTE, donnant un soufflet à Pasquîn.
Comment, maraud!...
PASQUIIf.
Fort bien ; le trait est impayable !
De ce qu'on vous écrit suis-je donc responsable ? Au diable l'écrivain avec ses vérités !
(Il jette la lettre sur la table. ) LE COMTE.
Ah! je vous apprendrai....
PASQtJÎW.
Quoi ! vous me maltraitez Pour les fautes d'autrui ! Si jamais je m'avise D'être votre lecteur....
LE COMTE, lui donnant sa bourse.
Faut-il que je vous dise TInc seconde fois de serrer cet argent ? Tenez, voilà ma clef, et soyez diligent.
PASQUIIÎ va et revient-
Savez-vous à combien cette somme se monte ?
LE COMTE
Non pas exactement.
PASQUIN
Je vous en rendrai compte.
(à part.)
Je m'en vais du soufflet me payer par mes mains.