SCÈNE XL LE COMTE, PASQUIN
(Le Comte relit ce qu'il a écrit, et Pasqnin lit la lettre.) LE COMTE, après avoir la ce qu'il écrÎToit.
Tu ne partiras point, et c'est une bassesse Dans les gens de mon rang, d'outrer la politesse. Un homme tel que moi se feroit déshonneur, Si sa plume à quelqu'un donnoit du Monseigneur. Non, mon petit Seigneur, vous n'aurez pas la gloire De gagner sur la mienne une telle victoire. Vous pourriez m'assurer un bonheur très-complet; Mais, si c'est à ce prix, je suis votre valet.
(Il déchire la lettre.)
Ote-moi cett« table, £h bien! que dit l'épître?
PA.SQUIN.
Elle roule, Monsieur, sur un certain chapitre Qui ne vous plaira point.
LE COMTE
Pourquoi donc ? lis toujours.
PASQUIir. ^
Vous me l'ordonnez ; mais....
LE COMTE
Oh ! trêve de discours !
, PASQUIN lit.
« Celui qui vous écrit.... »
LE COMTE
Qui vous écrit ! Le style Est familier.
PASQUIN
Il va vous échauffer la bile.
a Celui qui vous écrit s'intéressant à vous , « Monsieur, vous avertit sans crainte et sans scrupule, « Que par vos procédés , dont il est en courroux , « Vous vous rendez très*ridicule. »
LE COMTE, se levant brusquement.
Si je tenois le fat qui m'ose écrire ainsi.. «.
PASQUIN
Poursuivrai-je ?
Oui, oui ; voyons la fin de tout ceci.
PASQUIN lit.
a Vous ne manquez pas de mérite ; « Mais.... x»