‹ Œuvres dramatiques de N. DestouchesChapitre 258 sur 350 · LE COMTE, LISIMON, PASQUIN · texte numérisé non relu

LE COMTE, LISIMON, PASQUIN

LISIMON, àPa«quin.

Le comte de Tufière est-il ici , mon cœur ?

PASQUIISr.

Oui, Monsieur, le voici.

( Le Comte se lève nonchalamment , et fjut un pas aurdeyant de Lîsimon , qai Temlarasse. )

37a LE GLORIEUX.

LISIMON.

Cher Comte , serviteur.

LE COMTE, àPasquin.

Cher Comte ! Nous voilà grands amis, ce me semble.

LISIMON.

Ma foi , je suis ravi que nous logions ensemble.

LE COMTE, froidement.

JTen suis fort aise aussi.

LISIMOir.

Parbleu ! nous boirons bien.

Vous buvez sec, dit-on. Moi , je n'y laisse rien. Je suis impatient de vous verser rasade , Et ce sera bientôt. Mais êtes- vous malade? A votre froide mine, à votre sombre accueil....

LE COMTE, à Pasquin , qui présente un siëge.

Faites asseoir Monsieur.... Non , offrez le fauteuil. Il ne le prendra pas; mais....

LISIMON.

Je vous fais excuse.

Puisque vous me l'offrez, trouvez bon que j'en use. Que je m'étale aussi : car je suis sans façon , Mon cher, et cela doit vous servir de leçon. Et je veux qu'entre nous toute cérémonie Dès ce même moment pour jamais soit bannie. Oh çà , mon cher garçon, veux-tu venir chez moi? Nous serons tous ravis de diner avec toi.

LE COMTE

Me parlez-vous , Monsieur ?

LisiMôir.

A qui donc , je te prie ?

Page 1