ACTE III, SCENE VIL
LE COMTf.
L'opiniâtreté ne tient point contre moi. Je vous en avertis.
PHILINTE
La mienne est bien mutine.
Plus on lui fait la guerre , et plus elle s'obstine ; Et jamais la hauteur ne pourra la dompter.
LE COMTE
Vous êtes bien hardi de venir m'insulter ! Un petit gentilhomme ose avoir cette audace !
PHILINTE
Moi, Monsieur! je vous viens demander une grâce.
LE COMTE
Et c'est?
PHILIWTE.
De m'accorder le plaisir et l'honneur.... . De me couper la gorge avec vous.
LE COMTE
La faveur Est bien grande en effet. Vous êtes téméraire. Vous vous méconnoissez. Mais il faut vous complaire. L'honneur que vous avez d'être un de mes rivaux, ^ Va vous faire monter au rang de mes égaux.
PHILINTE, d'un air raineitr , mettant ses gants.
Je suis reeônnoissant de cette grâce insigne ,
Et je vais vous prouver que mon cœur en est digne.
Trêve de compliment. Moi , je vais vous prouver Que Ton court un grand risque en osant me braver. ( Us mettent l'épée à la main. )