‹ Œuvres dramatiques de N. DestouchesChapitre 289 sur 350 · ACTE IV, SCENE IV- 4î · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE IV- 4î

PASQUIN

Pour le dire, en un mot.

Et sans trop me vanter, c'est que je suis un sot

LTCANDRE.

Allez ; on ne Test point, quand on connoît sa faute.

Mon maître a très-souvent la parole si haute , Il est si suffisant, que , par occasion, Je le deviens aussi , mais sans réflexion. Heureusement pour moi , la raison , la prudence , Abrègent les accès de mon impertinence.

Vous voyez que d'abord j'ai bien baissé mon ton. Mais daignez, s'il vous plaît, me dire votre nom.

LTCAKDRE.

Mon enfant, dites-lui, s'il veut bien le permettre, Que je viens demander sa réponse à la lettre Que l'on vous a pour lui remise de ma part. L'a-t-illue?

PASQUIN

Oui, Monsieur. Seriez-vous par hasard L'inconnu?

LTGAITDRE.

Je le suis.

PASQUIN

Moi, que je vous annonce!

Eh ! vite , sauvez-vous. J'ai reçu sa réponse , Et je la sens encor.

LTGANDRE, souriant.

Ne craignez rien pour moi;

4i8 LE GLORIEUX.

Il sera plus honnête en me répondant

Quoi!

Vous vous exposez ?...

LYCA.]yDRE.

Oui , j'en veux courir le risque.

PASQUITf.

Pour jouer avec lui , prenez mieux votre bisque.

LYCATfDRE.

Dépêchez- vous , de grâce.

PASQUIN va et revient.

En vérité , je crains....

LYC ANDRE , d'un air impatient.

Ah!

PASQUIN

S'il vous en prend mal , je m'en lave les mains.

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