SCENE VIIL LYCANDRE, LE COMTE, LISIMON
LISIMOir, an Comte.
Serviteur.
Je vous cherchois , mon cher ; votre froideur m'étonne ; Car il est temps d'agir. Je crois , Dieu me pardonne , Que ma femme devient raisonnable.
LE COMTE
Comment !
LISIMON.
Elle n'a plus pour vous ce grand éloignement Qu'elle a marqué d'abord. La bonne dame est sage; Car j'allois sans cela faire un jolî tapage ! Je vais vous procurer un moment d'entretien Avec ma digne épouse ; et puis tout ira bien , Pourvu que vous vouliez lui faire politesse. N'y manquez pas , au moins : car c'est une princesse Aussi fière que vous , et dont les préjugés....
LE COMTE
Je suis ravi de voir que vous vous corrigez.
LISIMON, »e couTrant.
Tu le vois , mon enfant , je cherche à te complaire.
LE COMTE
Fort bien !
LISIMON, aedécoQTnnt.
Enfin, Monsieur, le succès de l'affaire Est en votre pouvoir. Ainsi donc, croyez-moi , De ce que je vous dis faites-vous une loi.
4^4 lE GLORIEUX.
LTCAITDRE.
Monsieur vous parle juste, et pour votre avantage. Que votre unique objet soit votre mariage ; Et mettez à profit cet heureux incident.
LISIMOK, au Comte.
Quel est cet homme-là?
LE COMTE, tirant Lûimon à part.
C'est. . . . c'est mon intendant»
LisiMoir.
Il a P^ir biçn grêlé. Selon toute apparence , Cet homme n'a pas fait fortune à l'intendance.
LE COMTE, à Liaimon.
C'est un homme d'honneur.
LISlMOir.
Il y paroît.
LTCANDRE, à part.
Je voi .
Qu'il trompe Lisimon , en lui parlant de moi. Sa gloire est alarmée à l'aspect de son père.
LE COMTE, à Lbimon.
Sachez encore....
LISIMOir*
Eh bien?
LTCANDBE, à part.
I Je retiens ma colère ,
Espérant que bientôt il me sera permis De me faire connoître , et de punir mon fils ; Et mon juste dépit lui prépare une scène , Où je veux mettre enfin son orgueil à la gêne.