SCÈNE VL M. DE BONACCUEIL, SOPIÏIE, LISETTE
LIS£TTE9 à Sophie.
3n soupire De voir que l'on vous traite avec tant de mépris.
SOPHIE
Moi j j'en ris de bon ccnir.
LISETTE
Vous en riez?
SOPHIE
I*en ris, Te dis-je.
LISETTE
Mais enfin....
SOPHIE
Veux-tu que je m*àfflige De voir qu'un beau visage ait l'effet du prestige , Et que, charmant les yeux pài* unt>t#laiit éGiat, Il attire d'abord les hommages d^un fat ? Si Ton voit triompher la beauté dangereuse De l'âme la plus noble tt la plus généreuse , A plus forte raison met^eHedans ses fers Une âme du commun , un esprit de travers* . . La beauté sait sur tout étendre son empire ; La nature le veut , il faut bien y souscrire. Ma sœuribriHeetm'ofldisque.'dlïl pwt-êtrequ'fin jour L espjrit et ie^ J^on sens auront ici leur tour ;
Et que, dès le moment qu'elle en sera partie, Quelque âme, avec «la mienne assez bien assortie, Ressentira pour* naoi, p^r laTeflexion, . Ce qu'inspire souvent l'aveugle passion.
Ayons donc patience. Il faut que Pulchérie , Apr^s tout son triomphe , à la fin se marie : Dès qu'elle aura dît oui son règne finira, Et j'espère qu'alors le mien commencera.
M. DE BOITACGUEILI \:
On ne peut mieux parler; et, ma foi, je t'admire. Mais peut-:4t.rftQ&) secret ton pauvre cœur soupire. N'aimes-tu point quelqu'un ? Parle de bonne foi. Tu n'as rien de caché pour elle ni pour moi.
SOPHIE
Oui , j'aime , et je l'avoue; :
M. DE BONAÇCUBIL.
. .Ah ! cet aveu me charme !
Il me cause pourtant, une soudaine alarme.
. ■ ■ ■ .'•.,• ,";sppHiE. ; ..
Pofii!qu<>ivm<m(ôaçle.? ,
M. DE BOHACCÏTEiL. ,
Eh 1 mais.... je crains fort que ta sœur De celui qui te plaît ne t'ait ravi le cœurJ .., U pourroit , comme un autre, être aveugle etfantasque. Vaime-t-ii ? ; .. (. > . j
SQPHIS. . , . ,. ,
Hélas! oui.
M» DE B019'AGCUSIX^ frappant du 'pied. '
Maugrebka de la masque !