SCENE VL
SOPHIE
Lisette le sait bien.
LISETTE
* ' Yraiitient bui, je le sai; Et j'en fis' hier encore un trèS'-fâoheux essai.. . Je lui vantai long-temps vptr^ parfait mérite j U m'en parut frappé. Votre sœur vint ensuite ^ Adieu mon homme : zèlç et discours superflus ! Dès qu'il vit Pulchérie , il ne m'écouta plus.
M. DE BONACCUEIL, en colère.
Tu sortiras d'ici, dangereuse sorcière.
(à Sophie.) ...
Yoilà pour ta constance une triste matière. Mais enfin, quel est donc cet amant trop aimé, Ce petit magistrat , ce fat si parfumé Que nous venons de voir ? . ::
-soPHiiî. ; ;^'
Lui ? fe eiet m'en préserve; Pour un plus digne objet mit raison me'cooqsewe.
M. DE BONACCÛEtX.- ' '
Tu me préviens pour hii,' je veux savoiHson lioœ.
SOPHIE
Vous le connoissez.
M.' î>É BÔ*ACCUErii.
c'est?
SOPHIE
Le marquis de Ternon.
u. DE BONACCUEIL, d'an aîr joyeux.
470 L'ENFAJJTT GÂTÉ.
SOPHIE
Lui-même.
M. DE BONAdOUEIL*
Ma foi, j'en ai Tâme ravie; Et, sans savoir ton goût, je t'ai déjà servie.
SOPHIH.
Comment donc?
M. DE VOirAGGUEIt.
Ce Marquis est mon ami.
LISETTE
Tant mieux.
M. DE BOWACCUEIL.
Mon voisin.
' LISETTE
Bon.
M. DE BO]!rAC€OfiIL.
Sur hii j'avoîs jeté les yeux , Connôisaïaat son mérite et sa rare prudence, Pour que nous formassions etisemble uKe allianee. Jugeant que, comme nous, il s'en feroit honneur, Je t'sfyois proposée à ce jeune seigneur...
s G PH I E , ayec Tiraçité^ Qua-t-il répondu? ...
H. DE BOSTACCUEIIi,
Rien.
LISETTjE.
La réponse est touchante !
M. DE BOJErAÇCUEIL.
Je vois d'oîi cela vient ; c'est que ta sœur l'enchmite?