‹ Œuvres dramatiques de N. DestouchesChapitre 327 sur 350 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

Qu'incertain du succès qu'aura sa passion, Et , peut-être goûtant ma proposition , Il veut , ne répoi^daat que. par des révérences , Être maître d'agir selon les occurrences.

LISETTE

Cela se poorroit bien.

M. DE BOirACCUÉIL%

Enfin , nous allons voir.

Ma sœur se voit forcée à décider ce soir; Si l'on prend' le Marquis^ nous en prendrons un autre*

SOl^HIÈ.

Mon oncle , mon projet est difiTérent du votre^ J'épouse le Marquis ^ on j'épouse uii couvent.

]». I>E BONACCÙEIL.

Dans de pareils projets on se trompe souvent; Il faut être, ma nièces, un peu nloîns décisive»

SOPHIE

Pardonnez si je suis si franche et si naïve.

A mon gré, le Marquis est un homme parfait.

Qui peut lui succéder dans mon cœur?

LISETTE

En effet Je ne connois que lut parmi notre jeunesse Qui puisse mériter cet excès de tendresse ; Mais, après tout y il faut. V. - •

'. ; ' (M. de Neuchâteau parok.)

: M. DE BOJVAQClTElL.

: Quel est cet homme-ci ?

IiISETTfe.

Eh ! tenez, c'est encore un aimooreuK transi,

Un riche financier, la

M. DE BONAGGUEIL.

Quoi! si jeune?

LISETTE

A cet âge y Et riche à millions , il est doux, poli , sage, Et sans nulle fierté.

M. DE BONAGCUEIL.

Pour sage , je lé croi :

Gela se. peut fort bien; mais doux, poK 1 Ma foi, Cet homme est un prodige; et j'admire qu'en France On ait pu parvenir à polir la finance.

LISETTE

Le fait est vrai , pourtant ; il va vous le prouver.

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