‹ Œuvres dramatiques de N. DestouchesChapitre 329 sur 350 · SCENE VIL · texte numérisé non relu

SCENE VIL

SOPHI£, en riant.

C'est s'y prendre fort bien.

M. DE BONACCUEIL.

Ma foi, mon cher Monsieur, vous n'y gagnerez rien.

M. DE NEUCHÂTEÂU.

La raison, s'il vous plaît?

• M. DE BOWACCUEIL.

C'est que ma sœur est folle, Et ma nièce encor plus. Comptez sur ma parole.

M. DE ITEUCHATEATJ-

Ah! Monsieur, êtes-vous monsieur de Bonaccueil?

M. DE BONACCUEIL.

Moi-même. Vous voyez l'ennemi de l'orgueil , Le frère toutefois d'une sœur arrogante, Dont la fille eadette est une impertinente^

M. DE NEUCHATEAtT.

De grâce, traitez mieux une rare beauté Que l'on ne saui^oit voir sans en être enchanté. Elle est fière, il est vrai; mais digne d'être reine; N'â-t-elle pas le droit d'en paroître un peu vaine? Oui, dans sa fierté même elle a certains appas, Qui font qu'un amant souffre , et n'en murmure pas. Voilà ce que je sens.

M. DE BONACCUEIL.

Je vous en félicite.

Si la Soumission près d'elle est un mérite. Elle doit reconnoître un si modeste amour. Mais, qui fait ce fracas? . . : . ;

LISETTE

C'est le comte du Tour. Vous ne trouverez pas celui-ci si modeste.

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