‹ Œuvres dramatiques de N. DestouchesChapitre 33 sur 350 · ACTE II, SCENE V · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE V

MELITE, après avoir un peu rèyé.

Demandez-le à ma sœur.

GÉLIAITTE.

Non, dites-le vous-même.

MILITE

Je ne m'en souviens pas.

CiLIAITTE.

Ni moi.

▲RISTE.

Bon ; ce problème Ne m'embarrasse plus. Le fait est clair. Je voi Que vous vous querellez , et ne savez pourquoi. Ainsi donc je conclus, en fort peu de paroles, Qu'il faut faire la paix , ou que vous êtes folles.

• MELITE

Vous pourriez nous parler en des termes plus doux.

CE LIANTE, ▼ivement.

La plus folle des deux est plus sage que vous.

ARISTE

oh bien ! querellez donc, si cela vous peut plaire.

C]ÉLIANTE, gravement.

Je querelle, Monsieur, quand je suis en colère ; Mais de sang-froid , jamais.

ARISTE

Ma foi, vous avez tort; Car vos vivacités me divertissoient fort : . L'une et l'autre y mettoit tant d'esprit, tant de grâces.. Allons, ranimez-vous; êtes- vous déjà lasses?

ciLIAlïTE.

Divertissez Monsieur.

HiLITE.

Le joli passe->teinps !

ciLIAWTE.

Vous n'aurez pas Thonneur de rire à nos dépens , Et nous ferons la paix.

MÉLITE

J'en avois peu d'envie ; Mais je me raccommode , et pour toute ma vie.

GÉLIANTE.

Touchez là.

MÉLITE

VolontieÉ^,

ARISTE

Ah ! c'est trop vous venger^

CIÊLIANTE.

Tant mieux.

ARISTE

Embrassez- vous pour me faire enrager.

GÉLIANTE.

Oui-dà , de tout mon cœur.

MIÎLITE.

Moi de même.

ARISTE

Courage.

Et moi , pour vous montrer à quel point j'en enrage ^ Je vais, dans mon transport, vous baiser toutes deux«

CJÉLIANTE.

Le traître !

MIÉLITE.

Il nous trompoit.

JUS, PHILOSOPHE 3IARIE

J^^tylfùe ii^.V.'

Ge'roiite

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