‹ Œuvres dramatiques de N. DestouchesChapitre 34 sur 350 · ARISTE, GÉRONTE · texte numérisé non relu

ARISTE, GÉRONTE

GÉRONTE

Appuyez , mon neveu , vous faites des merveilles.

ARISTE, demeurant immobile, safns regarder Géronte.

Ah , bon Dieu I quelle voix a frappé mes oreilles ! C'est mon oncle lui-même : autre surcroît de maux !

Je suis fâché, vraiment, de troubler vos travaux. Vous philosopher bien. Qui sont ces créatures ?

ARISTE

Mon oncle, s'il vous plaît, supprimez les injures. Ce sont....

GÉRONTE

Quoi?

ARISTE, à part.

Je ne sais que lui dire.

GÉRONTE

Morbleu !

Achevez donc.

ARISTE

Et vous , modérez votre feu :

Je vous l'ai dit cent fois , votre bile s'échauffe....

GJÉRONTE.

Vous êtes un fripon , monsieur le philosophe ; Vous voulez éluder un éclaircissement :

Mais il faut me répondre , et positivement.

Oui , je vous répondrai , la chose m'est facile :

Mais je voudrois vous voir d'une humeur plus tranquille.

GÉROITTE.

Ventrebleu !

ARISTE

Doucement, ou je ne dirai mot.

Il faut....

GÉRONTE

Prétendez- vous me traiter comme un sot ?

ARISTE

Non. Vous avez, mon oncle, un esprit vif et juste; Vous jouissez encor d'une santé robuste; Vous avez de gros biens.

GÉROITTE.

Ah!

ARISTE

Vous êtes d'un sang Qui peut vous égaler aux gens du plus iiaut rang.

GÉROWTE.

Répondez-moi.

ARISTE

De plus, vous avez l'avantage De n'avoir point d'enfants , de goûter le veuvage.

GÉROWTE.

Au fait.

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