ARISTE, GÉRONTE
GÉRONTE
Appuyez , mon neveu , vous faites des merveilles.
ARISTE, demeurant immobile, safns regarder Géronte.
Ah , bon Dieu I quelle voix a frappé mes oreilles ! C'est mon oncle lui-même : autre surcroît de maux !
Je suis fâché, vraiment, de troubler vos travaux. Vous philosopher bien. Qui sont ces créatures ?
ARISTE
Mon oncle, s'il vous plaît, supprimez les injures. Ce sont....
GÉRONTE
Quoi?
ARISTE, à part.
Je ne sais que lui dire.
GÉRONTE
Morbleu !
Achevez donc.
ARISTE
Et vous , modérez votre feu :
Je vous l'ai dit cent fois , votre bile s'échauffe....
GJÉRONTE.
Vous êtes un fripon , monsieur le philosophe ; Vous voulez éluder un éclaircissement :
Mais il faut me répondre , et positivement.
Oui , je vous répondrai , la chose m'est facile :
Mais je voudrois vous voir d'une humeur plus tranquille.
GÉROITTE.
Ventrebleu !
ARISTE
Doucement, ou je ne dirai mot.
Il faut....
GÉRONTE
Prétendez- vous me traiter comme un sot ?
ARISTE
Non. Vous avez, mon oncle, un esprit vif et juste; Vous jouissez encor d'une santé robuste; Vous avez de gros biens.
GÉROITTE.
Ah!
ARISTE
Vous êtes d'un sang Qui peut vous égaler aux gens du plus iiaut rang.
GÉROWTE.
Répondez-moi.
ARISTE
De plus, vous avez l'avantage De n'avoir point d'enfants , de goûter le veuvage.
GÉROWTE.
Au fait.