‹ Œuvres dramatiques de N. DestouchesChapitre 331 sur 350 · X.B COHTS, d'an ion haut · texte numérisé non relu

X.B COHTS, d'an ion haut

Monsieur de Neuchâteau , Vous me parlez d^un ton qui me ptrok nouveau.

H. DE NEUCtf^TKAir^

Je parle en général. Vous ferois^je une offense , En osant contre vous embrasser ma défense ?

LE COMTE

Écoute, mon ami, je te dois de l'argent, Et tu m'as secouru dans un besoin urgent ; Hais ne t'en prévaux pas. Bientôt je mé marie, Pour libérer mes biens ; et sache , je te prie , Que les gens de mon rang sont faits pour emprunter^ Comme les financiers sont &its pour nous prêter.

Hf. OX NSVGHATEAU.

J'ignorois ce droit-là.

LE COMTE

Je te l'apprends. Lisette , Entre-t-on ?

LISETTE

Oui , Monsieur.

LE COMTE

'Tant mieux; je fais retraite,

( à M. de Neachâteau. )

Ou je conclus. Crois-ttt qu'on me laisse échapper ? Pour moi , je n'en crois rien.

M. DE NEUCHATEAU.

Vous pouve:^ vous trortxper.

LE COMTE

Moi, me tromper?

M. DE ITEUGHATEÀÙ.

' Oui, vous. Chacun a son mérite.

Yons comptez sur le vôtre; et moi, je vous imite.

LE COMTE y lai frappant sur. l'épaule.

Viens , mon pauvre garçon. Je te plains, par ma foi; Et je m'en vais t'apprendre à t'égaler à moi.

(Ils sortent tout deux.)

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