II. 3a
PIJLCHiRIE, lui rendant la lettre.
• Voilà votre mérite
Décoré des honneurs que je lui souhaitois; Mais votre procédé me surprend; je comptois Que , si vous parveniez à ce bonheur extrême , Vous viendriez d'abord m'en informer vous-même. Votre message est rare, et d'un goût tout nouveau.
M. DE 50NACGUEIL.
Son procédé, vous choque , et je le trouve beau , Moi qui vous parle.
PULGHÉRIE.
En quoi ?
M. DE BONACCUEIL.
C'est qu'il est très-modeste.
PULCH^RIE, d'un ton railleur.
Ah ! fort bien !
M. DE BONACCUEIL.
Très-louable.
PULCHJÉRIE.
Et très-bizarre. Au reste , Monsieur a ses raisons pour en user ainsi ; Moi , pour m'en offenser , j'ai les miennes aussi. Ma gloire en est blessée; et si je lui pardonne, Il faudra que je sois bien facile et bien bonne.
M"** ARGANTE, au Marquis.
En effet, vous deviez, dès le premier instant, Venir mettre à ses pieds votre titre éclatant; En faire à sa beauté l'hommage le plus tendre, Et par ce procédé la forcer à se rendre.