‹ Œuvres dramatiques de N. DestouchesChapitre 72 sur 350 · SCÈNE VL ARISTE, MEUTE, pÈLIANTE, PiNETtE · texte numérisé non relu

SCÈNE VL ARISTE, MEUTE, pÈLIANTE, PiNETtE

CÉtlANÏE.

Ouï, son procédé m'irrite; l'en veux avoir raison.

MÏLITE»

Modérez ce courrout :

Peut-être a-t*il dessein de 9^ donner à vous. II. 7

CJÉLIANTE.

Qu'il m'adore , s'il veut ; je le hais , le déteste. Me croyez-vous donc fille à prendre votre reste?

ARISTE

De qui parlez-vous là?

MILITE

Nous parlons du Marquis.

CÉLIANTE.

M'adorer par dépit ! Ah ! le trait est exquis. Je voudrois bien savoir si , sans extravagance , Quelqu'un vous peut sur moi donner la préférence. Pour vous offrir ses vœux , ma sœur, plutôt qu'à moi , ,11 faut être imbécille ou philosophe.

ARISTE

Eh quoi!

Toujours désobligeante! Est-elle criminelle, Si quelqu'un près de vous ose la trouver belle ?

Me voyez-vous , ma sœur, chercher des soupirants , Ou, pour vous les ôter, m'offrir à leur encens? Faut-il même avouer, pour vous rendre contente, Que mes traits font horreur, que vous êtes charmante? Je le déclarerai devant qui vous voudrez , Et tout autant de fois que vous l'exigerez.

CÉLIAWTE.

Ce seroit là nous rendre une égale justice;

Mais je n'exige point un pareil sacrifice.

Ne parlez point pour moi, mes traits parleront mieux

A quiconque a du gpÛJ:^ de l'esprit et des yeux.

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