SCÈNE IV. ARISTE, MEUTE, CÉLIANTE, FINETTE
MILITE, à Ariste.
Ciel! que dois-je augurer du trouble où je vous vois?
ARISTE, agité.
Ici fort à propos vous venez toutes trois.
raMélite.)
Ma femme , désormais vous serez satisfaite.
MÉLITE
En quoi ?
ARfSTE.
Notre union cesse d'être secrète.
Et, grâces à vos soins, à votre empressement. De toutes parts enfin on m'en fait compliment.
MÉLITE
Quoi ! vous osez me faire une telle injustice ! Si je vous ai trahi , que le ciel me punisse.
ARISTE
Vous verrez que c'est moi qui me serai trahi ; Car Finette, à coup sûr, m'a trop bien obéi Pour avoir laissé même entrevoir le mystère. Et pour ma belle-sœur , qui sait Fart de se taire , Que dis-je ? qui le porte à sa perfection , Je n'ai qu'à me louer de sa discrétion.
CÉLIANTE.
Il est pourtant certain , malgré vos railleries. Que je n'ai dit le fait qu'à six de mes amies.