‹ Œuvres dramatiques de N. DestouchesChapitre 82 sur 350 · IL · texte numérisé non relu

IL

Ii4 LE PHILOSOPHE MARIE. .

FINETTE

Et moi , qu'à deux ou trois de mes meilleurs amis , Qui n'en auront rien dit , car ils me Font promis. En les mettant ainsi dans notre confidence , Je les engageois tous à garder le silence.

M ÉLITE

Ah! cessez de railler, de grâce, et dites-nous....

ARISXf;.

Eh bien! sans plaisanter, je prends congé de vous. Adieu j ma femme.

MILITE

Oh ciel ! je n'y pourrai survivre.

Ariste , ou demeurez , ou laissez-moi vous suivre.

ARISTE

Vous me suivrez aussi : soyez prête au départ. Dans peu quelqu'un viendra vous trouver de ma part, Et nous nous reverrons dans un séjour tranquille, Où j'ai fixé le mien. Je renonce à la ville; Voyez si vous pouvez y renoncer aussi ; Et n'espérez jamais de me revoir ici.

OiLIANTE.

Eh quoi ! pour un mari vous serez complaisante^ Jusqu'à vouloir pour lui vous enterrer vivante?

MILITE. (à Ariste. )

Oui, ma sœur. Je ferai tout ce que vous voudrez. Je trouverai Paris partout où vous sorez.

Page 1