‹ Œuvres dramatiques de N. DestouchesChapitre 93 sur 350 · II · texte numérisé non relu

II

i3o LE PHILOSOPHE MARIÉ.

LE MARQCIS, regardant Ariïte.

Lorsqu'un homme si sage Se soumet humblement au joug du mariage 9 Et qu'il n'en rougit plus , puis-je trop me presser De suivre le chemin qu'il vient de me tracer?

CÉRONTE.

£h bien ! ma belle-fîlle est à vous. Sa naissance Est égale à la votre , et tout au moins, je pense.

LE MAKQtJlS. ■

D'accord.

G^ROICTE.

Par elle-même elle a beaucoup de bien.

Tant mieux.

GÉRONTE

Et j'ai promis que j'y joindrois le mien.

LE MARQUIS

Retranchez cet article , autrement point d'af&ire.

G^RONTE.

Vous opposer au don que je voulois vous faire !

LE MARQUIS

Ce n'est point pour trancher ici du généreux. Un jour, je serai riche»au-delà de mes vœux: Mais quand je serois né sans bien, sans espérance D'en avoir , je mourrois plutôt dans l'indigence , Que de devenir riche aux dépens d'un ami. Monsieur, ne soyez point indulgent à demi. Non content d'approuver qu'il conserve Mélite, De deux parfaits époux couronnez le mérite.

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